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À coté des prochains coûts du dérèglement climatique (voir ces jours-ci les broutilles financières dues aux gentils petits orages par rapport aux prévisions du rapport Stern), les coûts de la sécurité industrielle menacent aussi nos sociétés.
Technique de plus en plus pointue, industrie en production flux tendus, pression du « temps c'est de l'argent », pénibilité humaine écartée, voire ignorée (bafouée !) et l'accident se produit. La newsletter de FNE m'en apprend encore et je réagis à son avis de négligence de l'industriel.
« Accident technologique à Carling : une loi des séries inquiétante » (Hier s’est produit un nouvel accident industriel faisant 2 morts et 6 blessés sur un site SEVESO appartenant à Total. 8 ans après AZF...)
Le communiqué de presse cite Marc Sénant, chargé de mission industrie de FNE « ...nous sommes face à un multirécidiviste de la négligence ! »
Je dirais plutôt que Total se refuse à voir la montée exponentielle des coûts de la sécurité, de la même façon que la majorité de la société ne veut pas admettre les analyses du rapport Stern. Concrètement, dans une entreprise où une activité spécifique a tué votre copain, vous refusez de continuer cette activité dans les mêmes conditions financières (quand ce n'est pas un refus point barre). Alors pour la continuité des opérations, d'autres employés sont embauchés mais sans être dupes, ils obtiennent avec raison de conséquentes contreparties financières.
Attaquer Total comme multirécidiviste de la négligence consiste à lui chatouiller le dessous des semelles. Je préfère poignarder Total sur ses options de résultats financiers multibénéficiaires pour les actionnaires. Et je me souviens du site parodique TATOL (complètement disparu du web, merci à un internaute de se signaler s'il en aurait un version aspirée, juste à consulter perso pour la créativité), existant sur la toile après la catastrophe de l'Erika. Depuis cette époque, je n'ai jamais acheté un litre ou un service de cette société.
En formation QSE, on nous a appris que la sécurité avait un coût supérieur à l'environnement, justement parce que les réactions des employés sont plus fortes que celles de la nature. Mais les hauts dirigeants ont une vision à la Tex Avery (des dollars à la place des pupilles).
Bruno
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