Je n'avais pas pu attendre d'avoir tout lu pour m'exprimer, le 14 décembre dernier.
Suivi de l'événement Copenhague plutôt proche du direct, et mixant les lectures pour rendre celle-ci plus digeste, je ne la termine qu'aujourd'hui. Science&vie pas indigeste du tout, plutôt très bien même, mais constat réaliste tellement dur à avaler par rapport au « jemenfoutisme » des décideurs les plus influents.
8 Mégapoles en exemple de ce qu'il ne faut plus faire.
Tokyo subit la canicule. Mais cela me semble de la physique toute simple: tout mouvement entraine une production de chaleur. « Là, la frénésie de développement et de grands travaux a fait sortir de terre d'imposants buildings et l'explosion des transports, comme l'usage massif du béton et de l'asphalte, ont augmenté les surfaces de conservation de chaleur. ». En hiver, je me frotte les mains pour me réchauffer, mais pas con, en été je les calme. Cela semble impossible au Japon !
New-York marche sur l'eau, mais ne flotterait pas aussi bien que Jésus. Chiche, bientôt on appellera Wall Street Water Street. Après tout, ce qui se trame là bas depuis des décennies est bien responsable de 80% des problèmes climatiques d'aujourd'hui.
Taipei subit les foudres d' Eole (la bas il s'appelle Typhon) et de Zeus. Et au contraire des 7 autres mégapoles, je la plains. Je pense que la Terre lui fait payer sa proximité avec Macao (l'enfer du jeu).
Melbourne en Australie se plaint de manquer d'eau. Mais pourtant, il me semble que le grand prix de formule1 qui s'y déroule ne manque de rien, et surtout pas de polluer l'atmosphère. Faire la fête et les flambeurs sans contrepartie ? Mais ils rêvent éveillés ces australiens ! ["Le cirque des courses avait besoin de toute urgence d'une nouvelle attraction, estime la Süddeutsche Zeitung, pour qui "le retour de 'Schumi' offre une belle opération de com' pour un sport hors de prix, dont beaucoup ne voient plus le sens dans le contexte de crise économique et climatique". (Lemonde.fr/sport)].
Pauvre Bombay qui a du annuler 750 vols d'avions le 26 juillet 2005. A t-elle besoin de tant de touristes ou de biens de consommation pour ses bidonvilles ? La Terre lui aurait dit non avec cette « douche froide » inspirée de « tu ne l'as pas volé » !
Los Angeles se plaint des mégafeux, mais pas de sa méga extension et de ses mégas villas de méga milliardaires.
Pekin craint l'avancée du désert et le manque d'eau, mais ne sait pas dépolluer plus de la moitié de ses eaux usées. C'est pourtant pas plus compliqué qu'un jeu de casino. Les 'petits' chinois misent sur le hasard de la pluie et rejettent le traité de Copenhague, alors la grosse Terre mise sur sa survie ==>> rien ne va plus les jeux sont faits, les microbes humains feront banqueroute. Et les chinois les premiers car ils sont devenus les maîtres du monde (bien sûr, les riches pékinois continuent à jouer au golf).
Et au contraire de Pékin, Londres se saoule des précipitations toujours plus violentes et fréquentes. Mais les londoniens n'aiment pas vivre les pieds dans l'eau et surtout ils ont peur de perdre leurs royalties. Pour vous dire la connerie de la city, elle n'a pas su comprendre que son mode de fonctionnement la condamnait à subir ce qui attend les iles Tuvalu, et à Copenhague, les représentants anglais n'ont montré aucune solidarité. Je pari sur London glouglou dans moins de cinq ans, car ils n'ont pas compris les enjeux et jouent leurs livres comme les chinois dans les casinos.
Après l'étude de ces huit mégapoles totalement mégalos, le magazine sort l'artillerie lourde. AFRIQUE continent sinistré.
Sa vétusté ne résistera à aucune aggravation climatique quelle qu'elle soit « Afrique, continent de tous les dangers ».
J'estime que les africains sont condamnés mais pas l'Afrique. Comme au monopoly quand vous tombez chez un joueur adverse fortuné (Avenue des Champs-Elysée avec un hôtel), vous lui abandonnez toutes vos propriétés. Les chinois attendent les catastrophes climatiques qui ruineront l'Afrique, pour la racheter à bas prix, ensuite comme le riche du monopoly elle y investira pour mettre en difficulté le reste des concurrents joueurs et finir la partie en maître du monde. Pauvres africains tributaires du lancer aléatoire de dés de leurs dirigeants qui, seuls, rêvent au modèle occidental. Je suis d'accord avec le fond de l'article: ce continent est le plus pauvre structurellement, il sera le premier dépouillé.
Masdar, ville verte idéale ?
Ce nom m'inspire plutôt le Nasdaq, indice boursier de new-york. Au contraire le rédacteur de l'article semble convaincu: « ...un exemple de ce que pourrait être un certain type d'urbanisme 'durable' pour pays (très) fortunés. » « Unique projet au monde de 'ville zéro émission' en cours de réalisation depuis l'arrêt du projet chinois de Dongtan. ».
Mais qu'est ce qu'on est cons !! Mais bien sûr, voilà la solution !
Allez, dès demain partout dans le monde, construisons sur le modèle Masdar. Et oublions l'énergie grise consommée pour ces « 50000 résidents et 60000 non-résidents (hommes d'affaires, employés...) ». Le coût proche de 22 milliards de $ ne servirait à rien pour l'environnement si on le distribuait aux pauvres des bidonvilles.
STOP, j'ai atteint mon quota d'ironie, je n'en peux plus d'encenser au second degré cette monstruosité qui se voudrait vitrine de notre modèle économique suranné, et qui subira dès cette année le sort du projet similaire de Dongtan.
CAHIER FRANCE.
Il est très bien ce dossier. Puisque les humains portent aux nues leurs nombrils, il faut faire de même. Les français ne croient pas au dérèglement climatique, ces pages leurs donnent tort. La France est très menacée et elle s'en mordra les doigts « Aujourd'hui, qu'en est-il sur le terrain ? ''L'adaptation reste le parent pauvre des plans climats territoriaux, avoue Michel Galliot de l'Onerc ». De même l'encart sur Christian de Perthuis auteur du livre « Et pour quelques degrés de plus... » manque d'optimisme...avec raison. Rien sur Toulouse qui pourtant a lancé son PCT (mais lui impulse une orbite bizarre dont on ne voit rien venir depuis 2 ans et l'immobilisme du changement politique de la municipalité). Les nombrils locaux sont les plus forts, les prochaines élections régionales le prouveront, consommations et pollutions accrues ne feront plus peur à personne. L'encart sur la position nationale des PCT conclue : « Si pour le moment, le ministère de l'environnement dispose d'une quinzaine de PCT pour autant de régions, les autres doivent impérativement faire adopter leur copie au plus tard le 31/12/2012 ».
BOFFF, beaucoup pensent que c'est trop tard et qu'il ne reste plus que la solution d'en profiter à fond, à l'exemple de tous les présidents, directeurs et autres épicuriens favorisés par notre économie élitiste, décadente et non solidaire. 8 pages sur Paris, la France a là un très gros nombril ! Sa canicule de 2003 n'a pas refroidi les esprits, les parisiens continuent de faire la fête sans compter. À l'époque de cette canicule, j'habitais à Evry tout proche et j'étais en formation à Juvisy sur orge. J'ai du dormir cinq nuits sur mon balcon à la limite de l'étouffement. Je vivais déjà dans l'esprit de la décroissance, sans climatisation, et j'apprenais les détails de la la norme ISO14001. L'article semble faire rigoler Paris avec « De la couleur des façades à la largeur des rues, tous les paramètres sont étudiés pour rafraichir Paris. »; je rigole moi aussi avec un sous titre « une pénurie de friches » que j'oppose à une non pénurie de riches dans Paris... « Et à chaque fois qu'il y a un mètre carré disponible, il y a bien d'autres intérêts que de le garder en jardin... », indique Yann Francoise. Lire et relire « Comment les riches détruisent la planète » d'Hervé Kempf. Et la « messe » est dite dans l'article par Jean-Luc Salagnac, chercheur au CSTB,: « Il faut aussi prendre en compte la réaction spontanée des habitants pour assurer leur bien-être immédiat, qui consistera à s'équiper en climatisation individuelle. ». Bien-être court terme mais d'abord bien-être, comme la cigale qui chante en été pour mieux oublier qu'elle mourra en hiver.
OUF !!, quelle lecture éprouvante. Je n'ai même pas envie de commenter le dernier dossier avec les images tirées du livre de Yannick Monget (trop réalistes pour moi), et seulement dire la difficulté d'alerter sans décourager, découragement qui me semble inconsciemment transformé par les sociétés occidentales en envie et débauche de fiestas sans limites (nous sommes au bord du précipice, et bien sautons !!).
Ma solution ?
Vite filez aux soldes, il faut consommer tant qu'il est temps !!!
Bruno
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