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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 15:06

Ultimate game, deux mots anti développement durable qui ne choquent pas le journal gratuit métro qui met ses deux pleines pages centrales de ce mercredi en publicité pour la sortie de ce film en DVD, Blu-Ray et VOD sur Tf1vision.

Les commentaires « Une nouvelle expérience, EXTRÊME, BRUTALE, ULTIME » « Le meilleur film d'action en 2010 » me font rigoler. C'est du pipi de chat par rapport à ce que la Terre peut réaliser, surtout après les provocations de gaspillages et de pollutions contenus dans ce film.

L'entracte pour 2010 n'est autre que la catastrophe d'Haïti. Vous n'avez encore rien vu.

La décroissance salvatrice impose le boycott de cette mascarade d'une nuisibilité sans nom.

 

J'ai également boycotté AVATAR que j'imagine assez semblable, mais en plus qui exploitait la fibre écologique. Un oxymore puissance 1000 donc, ce qu'en qualité on appelle un contrôle destructif et que l'on cherche par tous les moyens à supprimer. On parle toujours de Contrôles Non Destructifs (CND) car il faut appuyer le bon et rejeter le « nul ».

 

Au cinéma que je rejette en bloc, je ne vais voir que des films d'images de synthèse ou des documentaires ou encore très occasionnellement des films « culturels » tel celui sur Édith Piaf.

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Décroissance
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 17:21

Enfin un premier effet « Copenhague ». L'échec des négociations laisse entrevoir de tels futurs coûts pharaoniques dûs au dérèglement climatique que les habitants ne s'y trompent pas, au contraire des présidents et élus nantis. Ils dépensent moins dans les transports, et en France, la SNCF doit réorganiser l'exploitation des lignes déficitaires, certaines pourraient devenir totalement inutiles en cinq ans.

Je pense que les rumeurs sont fondées, et j'attends les mêmes dans quelques mois pour les lignes aériennes, pour les croisières d'agrément, pour le tourisme en général.

 

À Haïti, la Terre a enfin frappé fort !

Euh, non, fort pour les humains mais à son échelle, elle s'est juste raclé la gorge. Comme disais Jean-Louis Etienne, « Elle couve quelque chose ». Je pressens une grosse fièvre cet été, une grosse toux, de nombreux soubresauts, le sang au visage, et de gros « mollards » dans le ciel crachés par toutes les bouches, mais aussi une diarrhée fumante par d'autres orifices.

Bruno

 

Par druille - Publié dans : Développement Durable - Communauté : Décroissance
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 20:45

Des leçons, il y en a trop, avec trop de professeurs, et je n'en suis pas.

Alors, au lieu de lire toute la presse (et les newsletters...) sur l'analyse de cet événement local d'impact global, je me plonge dans la lecture du livre de Bertrand Méheust « La politique de l'oxymore ».

VISION GLOBALE !

oxymore.jpg

Sa comparaison, de l'ébullition climatique actuelle avec le déni du magnétisme animal au milieu du XX° siècle puis l'acceptation à la fin du XX° siècle des forces paranormales, laisse songeur.

Elle lui permet d'affirmer « que le marché n'est pas ''globalement éco-compatible'' », puis en citant Paul Ariès (Le Sarkophage) que « Le processus fatal va continuer de s'étendre à toute l'humanité ».

Son application « d'heuristique de la peur » l'amène au concept de saturation.

 

Mais pourquoi le monde serait saturé d'écouter ses philosophes ?

Pourquoi n'y a t-il pas eu une de leur délégation à Copenhague ?

 

Bertrand Méheust développe le concept de saturation en s'appuyant sur les modèles mathématiques qui démontrent que « sur la fin, quand on approche de la limite, les courbes s'envolent et on assiste à un emballement de tous les processus. », « la saturation se traduira pour l'humanité par une véritable descente aux enfers ». Ses références les plus fortes viennent d'anciens philosophes comme François Meyer qui fut ostracisé (« La surchauffe de la croissance »), alors qu'aujourd'hui tout lui donne raison.

 

Il a écrit son livre en 2008 et 2009 (parution 05/2009), mais j'y trouve en substance le pronostic d'échec du sommet de Copenhague: « ...nous nous pensons encore protégés par un matelas de sécurité de quelques décennies. Dans une société ajustée à l'instantané du marché et à l'horizon limité de l'égo, ce délai suffit déjà à dévitaliser les enjeux. ».

OUH LA LA !! Il va très loin avec les détails de la « PRESSION DU CONFORT ». « Si les démocraties occidentales, mues par un soudain souci de justice, acceptaient de contracter d'une manière significative leur pression de confort, … la pression sur l'environnement ne diminuerait pas d'autant... ». Il précise avoir hésité lors de cette écriture. Moi, je l'approuve totalement. En été, quand je passe à pied dans Toulouse dans la ruelle de la descente de la halle aux poissons, je longe l'hôtel Garonne (****) qui crache aux passants de l'air à au moins 50° par les bouches de ses climatiseurs. Le confort intérieur, 20° voire 18°, s'obtient au détriment de ceux qui pensent à la sauvegarde de la planète ou tout simplement n'en ont pas les moyens. Toulouse en été est une vrai fournaise pour les passants. Si les habitants de l'immeuble en face de l'hôtel Garonne n'avaient pas de climatisation, ils subiraient le double de chaleur normalement dévolue à leur habitat. Pour vivre décemment ils installent une climatisation (certainement moins performante car je n'ai pas ressenti de rejet d'air chaud le long de la façade). La recherche de conforts et de loisirs hors normes des très riches impose au reste du monde de vivre en augmentant son empreinte écologique ou de subir des conditions mortelles à court terme.

Bertrand Méheust globalise ensuite en analysant les dérives de la démocratie. Ses paraboles valent toutes les explications scientifiques et les discours politiques. « Les stations d'épuration d'eau laissent passer les substances les plus toxiques qui s'accumulent dans les sédiments...si on augmente la puissance et le nombre des stations, on arrivera à une situation où le réseau tout entier des cours d'eau sera mis sous dialyse, comme l'est déjà, en vertu de la même logique, le réseau internet, où des épurateurs tentent vainement de filtrer la montée des immondices culturelles.». On peut sourire en pensant à ces immondes spams proposant viagra et gains au casino. On ne peut que pleurer de son constat de 2007 sur la mortalité des abeilles qu'il complète avec des données scientifiques récentes (j'en avais aussi en 2007, oserai-je prédire aujourd'hui pour octobre 2010 la crise alimentaire mondiale suite à 50% d'abeilles en moins cet été ?).

Pour étayer son titre, il nous propose de très justes oxymores: les « atouts handicapants », « la fragilité de la puissance » d'Alain Gras, « aller plus loin en arrière ».

Tiens, un exemple de la difficulté d'écrire en pensant à la capacité de concentration du futur lecteur: il cite « les ordinateurs des vaisseaux spatiaux... », j'ai tout de suite pensé à Maître Yoda qui sort de l'eau le vaisseau de Luke Skywalker dans la guerre des étoiles.

Combien sommes-nous à rêver du pouvoir de cette force mentale pour lutter contre tous les maux de notre société autodestructrice ?

J'admire plus loin sa parabole sur les alcooliques: « La cirrhose néolibérale est incurable ». Bravo aussi pour l'audace de sa critique de sarkozy « qui souhaite que les français deviennent propriétaires de leurs maisons: endettés jusqu'au cou pour 1 demi siècle, ils seront définitivement prisonniers du système ».

Monstrueux retour sur la réalité avec la critique de la finance mondiale et le parallèle imaginable sur la biosphère qui pourrira par contamination insidieuse généralisée.

Tout me va dans les exemples de Bertrand Méheust. Il aborde les délits des riches qui profitent de toutes les beautés de la nature et que « demain les pauvres vivront dans des endroits quelconques, neutres ou dégradés..... ». Tiens, je m'attendais à ce qu'il mette bidonville, il n'a pas osé.

Il n'oublie rien de ce que je déteste et dénonce, comme la publicité « le déchet moderne envahit tout l'espace physique et sous sa forme publicitaire tout l'espace mental », en citant Michel Serre et son livre « Le Mal propre ».

 

2° partie plus portée sur le titre du livre.

Liste d'oxymores et utilisation: « force d'équilibration » ou « formatage » que je traduis par manipulation, et sa démonstration fine m'a fait penser à l'allemagne hitleriènne avant qu'il la dévoile distinctement. « une cohérence antagoniste est le signe en même temps que la condition d'une société saine. Mais quand elle s'éffondre et qu'un pôle imaginaire s'impose, on voit s'installer un monde unidimensionnel propice au développement de formes pathologiques individuelles et collectives », citation que Bertrand Méheust utilise, titrée du livre de Gilbert Durand « L'âme tigrée, les pluriels de psyché ». J'approuve totalement une de ses conclusions après une longue démonstration: « notre temps est bien en train d'enfanter un nouveau monstre ». Celui ci serait le marché planétaire et déclencherait par son emballement un cataclysme mondial dont « le nazisme fut la version anticipée ».

Bertrand Méheust est vraiment très fort dans son analyse du sarkozisme qu'il voit abuser le bon peuple par l'utilisation d'oxymores pour masquer les véritables ambitions du néolibéralisme. Je retrouve mon dégout de cette société quand il liste les grandes tensions internes de l'économie libérale, comme prôner la transparence et la vérité mais légitimer les mensonges publicitaires. Et j'en rajoute une puisqu'il écrit « je laisse le lecteur allonger cette liste, que l'on pourrait prolonger pendant des pages... ». La société rêve d'immortalité mais commercialise des substances de plus en plus mortelles (cigarettes, drogues, OGM) et fabrique des armes toujours plus capables de déclencher des cataclysmes.

Ça alors, son rappel de l'étymologie d'oxymore est situé aussi bien qu'un dénouement d'un film d'hitchcock et m'apprend qu'il signifie « folie aigüe ». Il démontre alors que cette utilisation d'oxymores à doses massives conduira à la saturation de la vie humaine, à l'apocalypse.

 

J'ai repris de nombreuses phrases et idées, mais un livre de philosophe ne se résume pas. Il est dense et complet par nature, je vous incite donc à le lire vous-mêmes, ne serait-ce que pour toutes les citations qui déclencheront tant d'autres lectures, comme la dernière à propos de « Aimé Michel, un des pères fondateur de Planète ».

Merci Monsieur Bertrand Méheust, mais que pourrez-vous écrire après ce livre ?

Merci aussi à la Librairie-Tartinerie basée à Sarrant qui tenait un stand et m'a permis de trouver ce livre, lors du 9ème Forum Régional de l’Economie Sociale et Solidaire en Midi-Pyrénées, salle Jean Mermoz les 4 et 5 décembre 2009 (fichier programme).

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Développement Durable - Communauté : Décroissance
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 10:32

Merci Viadéo.

Je suis dans ce réseau web2.0 depuis 2003 (ancien viaduc), mais peu actif, car pas tout-à-fait professionnel.

 

Avant de diffuser une information (un peu scoop) sur mon autre blog spécifique agenda21Toulouse, j'ai effectué une recherche sur google qui m'a retourné un de mes anciens messages sur un hub de viadéo.

J'ai alors constaté qu'un professionnel de valeur avait déposé un commentaire intéressant.

Je consulte son profil et je trouve une start-up bien dans l'esprit qui m'anime. Elle restreint son action localement autour de Toulouse, CREDIBILITE maximale.

Je vous invite à consulter son site et ses prestations, quant à moi j'irai les rencontrer sans tarder lors de leurs journées portes ouvertes des vendredi 29 et samedi 30 janvier.

Le réseau à du bon, et Garonne écosystèmes sait s'en servir.

Bruno

Par druille - Publié dans : Environnement - Communauté : Bien à Toulouse
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 14:41

Je viens tout juste d'emprunter les transports en commun de Toulouse, Tisséo, et plus particulièrement le bus 38 pour me rendre au Conseil Régional, pour assister au lancement officiel par le Président du CR Martin Malvy de l'Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique et de son Conseil Scientifique.

 

J'ai pesté contre le non respect des horaires affichés (nouveaux horaires depuis le 4 janvier) à l'aller comme au retour. J'ai voulu contacter Tisséo au numéro affiché aux panneaux des arrêts de bus, pas de réponse !!

Je me suis inquiété de ces retards auprès des chauffeurs => à l'aller, retard confirmé par le chauffeur (5 minutes, sur une durée entre 2 passages de 11 minutes) sans aucune explication ni excuse. J'en déduis que l'aléa de la circulation est une composante plus forte que les gestionnaires de Tisséo. Au retour, retard de 4 minutes devant le CR, le chauffeur a rigolé en me disant que l'horaire affiché était théorique et que pour le respecter, il lui faudrait réaliser son trajet sans s'arrêter !!

 

Comment voulez-vous que les toulousains évoluent vers un comportement responsable quand de telles gestions sont contraires au choix massif d'utilisation des transports en commun. Ironiquement, la gestion du titre et du poste de Président de Tisséo motive beaucoup plus les élus que la qualité de service attendu par les usagers. Et après, ils s'étonnent du peu de fréquentation des bus, et sont même obligés de supprimer des lignes (celle prévue devant le cancéropôle).

Quand le dérèglement climatique mettra son HOLA, ces gestionnaires incompétents seront jetés aux orties.

Et moi, je me retrouve incité à polluer davantage en me déplaçant avec ma voiture.

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Développement Durable - Communauté : Bien à Toulouse
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 11:26

C'est le sous titre du Journal Toulousain.

Il paraît tous les jeudis, et pour sûr, jeudi prochain il nous parlera de Toulouse sous la neige.

 

Dans le N° 394 du 24/12, j'ai apprécié la tribune libre de Francis Mahaud, « Copenhague, un fiasco » et sa comparaison avec « Le poker menteur ». D'un tout autre genre mais à mon goût avec plus de portée, l'analyse du politologue Stéphane Beaumont, « Copenhague hélas ! », avec ses références aux philosophes et son espoir « Peut-être demain faudra t-il imaginer une ''égophorie'' environnementale. ».

 

Et dans le dernier N° 395 du 7/1, la planète de Gérard Arnaudé titre: « Copenhague, la victoire des marchands du temple » et débute l'analyse avec des paroles d'une chanson de Jean Ferrat, sublime « Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers.... » et plus loin « Le pataquès de Copenhague est à l'échelle du chaos du monde actuel. ».

Mais combien d'observateurs pressentent et craignent un possible retour d'inhumanité semblable au nazisme de la dernière guerre mondiale ?

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Environnement - Communauté : Bien à Toulouse
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /2010 21:05

Un front froid glacial s'abat sur la Chine.

À chaque mauvaise nouvelle climatique, les tenants de l'avènement du cataclysme inéluctable vont s'enthousiasmer.

D'accord, j'en fais partie. Mais je préfère faire valoir un autre état d'esprit: j'ai la chance de pratiquer internet qui m'ouvre sur le monde pour me faire une idée personnelle du GLOBAL/LOCAL, en consultant de nombreux avis et de multiples informations, mais que pensent de ce dérèglement climatique les peuples perdus au fin fond de leurs contrées et qui ne peuvent qu'implorer les cieux (les dieux ?) sans savoir qui sont les vrais responsables. Alors au lieu de se glorifier du constat qu'il faut faire quelque chose, je préfère contribuer à montrer tout simplement que le changement climatique est bien réel.

(record de neige à Toulouse).

 

Album photos neige toulouse.

Travail pour rendre les photos acceptables sur le blog:

1) avec la Galerie de photos windows, réglage de l'exposition et rognage de l'image

2) avec photophiltre, réduction de la taille de l'image

3) avec microsoft photo editor, rognage fin

résultat: passage de plus de 2Mo à environ 400Ko.

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Environnement - Communauté : Décroissance
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 15:52

Je n'avais pas eu le temps de le lire avant l'ouverture du sommet mondial sur le climat, ce N° 2352 du 3 au 9/12/2009 (surtout acheté pour le lot promotionnel NouvelObs + SciencesetAvenir + DVD La planète blanche).

Après, je n'estimais pas utile d'en lire davantage que tout ce qui paraissait spontanément. En rangeant, je l'ai retrouvé sous la pile...

Je l'ai lu avant Noël, en rédigeant mon commentaire, mais là encore j'ai jugé plus important d'autres activités ou d'autres envies de communication, et je ne publie que maintenant, pour le ranger définitivement.

 

Bravo pour le texte de Denis Olivennes, contre le sommaire, titré « Les deux écologies ». Je me situe complètement dans la première, décrite sectaire, archaïque, pessimiste et dépassée. L'auteur doit se retrouver dans la deuxième, progressiste, libre, optimiste, salutaire...et pour tout dire la plus respectueuse de l'environnement puisqu'elle en fait des sommets mondiaux.

Cette écologie, Le NouvelObs nous la propose avec son magazine imprimé sans aucun label (imprim'vert, PEFC...) mais constitué d'une page sur deux avec de la publicité pour de la HIFI haut de gamme, des parfums haute couture, du luxe et des loisirs....

Le Directeur de la publication, Denis Olivennes, compare ces deux écologies aux deux gauches et accuse la première de nombrilisme. Je le crois volontiers, surtout qu'il semble parfaitement savoir de quoi il parle. Je l'imagine bien profiter de tous les produits de ses publicités tout en ayant le nombril le plus écologiste du monde. Quel progressiste !!

D'ailleurs, tout-à-la fin du magazine, la rubrique [Air du temps] propose « Les 23 gestes écolo faciles ». Comme NIMBY on ne fait pas mieux; faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. Toujours les mêmes suggestions les plus ringardes et s'adressant au petit quotidien des plus nécessiteux, considérations totalement inconnues des milliardaires. Ecolorefractaire à notre société actuelle, j'en reviens toujours à Pareto.

Juste après les 23 conseils, publicité pour Croisière Costa Caraïbes (Mer turquoise, palaces de rêve,....Bienvenue dans les caraïbes).

Ah, ce loisir que je honnis.

À la fin de la liste des 23 gestes écolos, on boycotte le thon rouge et les OGM.

OUI, et on n'oublie pas de boycotter aussi le NouvelObs et toutes ses pubs malodorantes.

Pour bien m'en dégoutter, je l'ai lu en entier.....aux toilettes, je suis un peu constipé !

 

Même si j'approuve les positions de Gwynne Dyer (auteur de « Alerte. Changement climatique: la menace de guerre ») qui s'attend comme moi à la guerre, je trouve qu'il n'aurait pas dû accepter cette interview qui presque le compromet.

Je ne peux dire du bien que d'un petit article, celui sur les ecorazzis.

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Lectures - Communauté : Décroissance
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 15:14

Je n'avais pas pu attendre d'avoir tout lu pour m'exprimer, le 14 décembre dernier.

Suivi de l'événement Copenhague plutôt proche du direct, et mixant les lectures pour rendre celle-ci plus digeste, je ne la termine qu'aujourd'hui. Science&vie pas indigeste du tout, plutôt très bien même, mais constat réaliste tellement dur à avaler par rapport au « jemenfoutisme » des décideurs les plus influents.

 

8 Mégapoles en exemple de ce qu'il ne faut plus faire.

Tokyo subit la canicule. Mais cela me semble de la physique toute simple: tout mouvement entraine une production de chaleur. « Là, la frénésie de développement et de grands travaux a fait sortir de terre d'imposants buildings et l'explosion des transports, comme l'usage massif du béton et de l'asphalte, ont augmenté les surfaces de conservation de chaleur. ». En hiver, je me frotte les mains pour me réchauffer, mais pas con, en été je les calme. Cela semble impossible au Japon !

 

New-York marche sur l'eau, mais ne flotterait pas aussi bien que Jésus. Chiche, bientôt on appellera Wall Street Water Street. Après tout, ce qui se trame là bas depuis des décennies est bien responsable de 80% des problèmes climatiques d'aujourd'hui.

 

Taipei subit les foudres d' Eole (la bas il s'appelle Typhon) et de Zeus. Et au contraire des 7 autres mégapoles, je la plains. Je pense que la Terre lui fait payer sa proximité avec Macao (l'enfer du jeu).

 

Melbourne en Australie se plaint de manquer d'eau. Mais pourtant, il me semble que le grand prix de formule1 qui s'y déroule ne manque de rien, et surtout pas de polluer l'atmosphère. Faire la fête et les flambeurs sans contrepartie ? Mais ils rêvent éveillés ces australiens ! ["Le cirque des courses avait besoin de toute urgence d'une nouvelle attraction, estime la Süddeutsche Zeitung, pour qui "le retour de 'Schumi' offre une belle opération de com' pour un sport hors de prix, dont beaucoup ne voient plus le sens dans le contexte de crise économique et climatique". (Lemonde.fr/sport)].

 

Pauvre Bombay qui a du annuler 750 vols d'avions le 26 juillet 2005. A t-elle besoin de tant de touristes ou de biens de consommation pour ses bidonvilles ? La Terre lui aurait dit non avec cette « douche froide » inspirée de « tu ne l'as pas volé » !

 

Los Angeles se plaint des mégafeux, mais pas de sa méga extension et de ses mégas villas de méga milliardaires.

 

Pekin craint l'avancée du désert et le manque d'eau, mais ne sait pas dépolluer plus de la moitié de ses eaux usées. C'est pourtant pas plus compliqué qu'un jeu de casino. Les 'petits' chinois misent sur le hasard de la pluie et rejettent le traité de Copenhague, alors la grosse Terre mise sur sa survie ==>> rien ne va plus les jeux sont faits, les microbes humains feront banqueroute. Et les chinois les premiers car ils sont devenus les maîtres du monde (bien sûr, les riches pékinois continuent à jouer au golf).

 

Et au contraire de Pékin, Londres se saoule des précipitations toujours plus violentes et fréquentes. Mais les londoniens n'aiment pas vivre les pieds dans l'eau et surtout ils ont peur de perdre leurs royalties. Pour vous dire la connerie de la city, elle n'a pas su comprendre que son mode de fonctionnement la condamnait à subir ce qui attend les iles Tuvalu, et à Copenhague, les représentants anglais n'ont montré aucune solidarité. Je pari sur London glouglou dans moins de cinq ans, car ils n'ont pas compris les enjeux et jouent leurs livres comme les chinois dans les casinos.

 

Après l'étude de ces huit mégapoles totalement mégalos, le magazine sort l'artillerie lourde. AFRIQUE continent sinistré.

Sa vétusté ne résistera à aucune aggravation climatique quelle qu'elle soit « Afrique, continent de tous les dangers ».

J'estime que les africains sont condamnés mais pas l'Afrique. Comme au monopoly quand vous tombez chez un joueur adverse fortuné (Avenue des Champs-Elysée avec un hôtel), vous lui abandonnez toutes vos propriétés. Les chinois attendent les catastrophes climatiques qui ruineront l'Afrique, pour la racheter à bas prix, ensuite comme le riche du monopoly elle y investira pour mettre en difficulté le reste des concurrents joueurs et finir la partie en maître du monde. Pauvres africains tributaires du lancer aléatoire de dés de leurs dirigeants qui, seuls, rêvent au modèle occidental. Je suis d'accord avec le fond de l'article: ce continent est le plus pauvre structurellement, il sera le premier dépouillé.

 

Masdar, ville verte idéale ?

Ce nom m'inspire plutôt le Nasdaq, indice boursier de new-york. Au contraire le rédacteur de l'article semble convaincu: « ...un exemple de ce que pourrait être un certain type d'urbanisme 'durable' pour pays (très) fortunés. » « Unique projet au monde de 'ville zéro émission' en cours de réalisation depuis l'arrêt du projet chinois de Dongtan. ».

Mais qu'est ce qu'on est cons !! Mais bien sûr, voilà la solution !

Allez, dès demain partout dans le monde, construisons sur le modèle Masdar. Et oublions l'énergie grise consommée pour ces « 50000 résidents et 60000 non-résidents (hommes d'affaires, employés...) ». Le coût proche de 22 milliards de $ ne servirait à rien pour l'environnement si on le distribuait aux pauvres des bidonvilles.

STOP, j'ai atteint mon quota d'ironie, je n'en peux plus d'encenser au second degré cette monstruosité qui se voudrait vitrine de notre modèle économique suranné, et qui subira dès cette année le sort du projet similaire de Dongtan.

 

CAHIER FRANCE.

Il est très bien ce dossier. Puisque les humains portent aux nues leurs nombrils, il faut faire de même. Les français ne croient pas au dérèglement climatique, ces pages leurs donnent tort. La France est très menacée et elle s'en mordra les doigts « Aujourd'hui, qu'en est-il sur le terrain ? ''L'adaptation reste le parent pauvre des plans climats territoriaux, avoue Michel Galliot de l'Onerc ». De même l'encart sur Christian de Perthuis auteur du livre « Et pour quelques degrés de plus... » manque d'optimisme...avec raison. Rien sur Toulouse qui pourtant a lancé son PCT (mais lui impulse une orbite bizarre dont on ne voit rien venir depuis 2 ans et l'immobilisme du changement politique de la municipalité). Les nombrils locaux sont les plus forts, les prochaines élections régionales le prouveront, consommations et pollutions accrues ne feront plus peur à personne. L'encart sur la position nationale des PCT conclue : « Si pour le moment, le ministère de l'environnement dispose d'une quinzaine de PCT pour autant de régions, les autres doivent impérativement faire adopter leur copie au plus tard le 31/12/2012 ».

BOFFF, beaucoup pensent que c'est trop tard et qu'il ne reste plus que la solution d'en profiter à fond, à l'exemple de tous les présidents, directeurs et autres épicuriens favorisés par notre économie élitiste, décadente et non solidaire. 8 pages sur Paris, la France a là un très gros nombril ! Sa canicule de 2003 n'a pas refroidi les esprits, les parisiens continuent de faire la fête sans compter. À l'époque de cette canicule, j'habitais à Evry tout proche et j'étais en formation à Juvisy sur orge. J'ai du dormir cinq nuits sur mon balcon à la limite de l'étouffement. Je vivais déjà dans l'esprit de la décroissance, sans climatisation, et j'apprenais les détails de la la norme ISO14001. L'article semble faire rigoler Paris avec « De la couleur des façades à la largeur des rues, tous les paramètres sont étudiés pour rafraichir Paris. »; je rigole moi aussi avec un sous titre « une pénurie de friches » que j'oppose à une non pénurie de riches dans Paris... « Et à chaque fois qu'il y a un mètre carré disponible, il y a bien d'autres intérêts que de le garder en jardin... », indique Yann Francoise. Lire et relire « Comment les riches détruisent la planète » d'Hervé Kempf. Et la « messe » est dite dans l'article par Jean-Luc Salagnac, chercheur au CSTB,: « Il faut aussi prendre en compte la réaction spontanée des habitants pour assurer leur bien-être immédiat, qui consistera à s'équiper en climatisation individuelle. ». Bien-être court terme mais d'abord bien-être, comme la cigale qui chante en été pour mieux oublier qu'elle mourra en hiver.

 

OUF !!, quelle lecture éprouvante. Je n'ai même pas envie de commenter le dernier dossier avec les images tirées du livre de Yannick Monget (trop réalistes pour moi), et seulement dire la difficulté d'alerter sans décourager, découragement qui me semble inconsciemment transformé par les sociétés occidentales en envie et débauche de fiestas sans limites (nous sommes au bord du précipice, et bien sautons !!).

 

Ma solution ?

Vite filez aux soldes, il faut consommer tant qu'il est temps !!!

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Environnement - Communauté : ObjectifTerre
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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /2010 19:52

Très bonne chronique de Nathalie Fontrel, pour ce début 2010.

Elle communique sur France-Info et sa dernière proposition est titrée « 40 ans d'écologie ».

Elle reprend l'évènement anniversaire du numéro spécial Canard Sauvage.

canard100.jpg

 

Ses quelques lignes valent tous les jugements politiques, et me permettent de croire en mon pessimisme au vu du déroulement ministériel passé et extrapolé aux ministères futurs.

 

Il faut diffuser ces informations le plus possible, pour éviter qu'à l'anniversaire des cinquante ans, les commentaires soient encore plus ironiques et cyniques qu'aujourd'hui (si la Terre nous laisse arriver à cette échéance, ce dont je doute).

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Environnement - Communauté : ObjectifTerre
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