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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 19:31

Quelle chance d'avoir mon appareil photo sous la main.

J'ai pu m'arrêter dans un rond point et photographier de l'intérieur de la voiture, vite vite car le temps changeait encore plus vite.

J'ai zoomé en m'arrêtant une deuxième fois, en plein soleil, en sortant de la voiture, pour « capturer » ce puits de lumière magique (presque aussi large que l'immeuble !). Mais quel contraste dans le ciel.

 

Pour sûr, ce vendredi, j'ai de la chance.

 

Album photos Arc-en-ciel

Bruno

Par druille - Publié dans : Emotion hors QSE - Communauté : Bien à Toulouse
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 09:53

Je l'avoue, j'ai fait un blocage, alors que je l'ai acheté dès sa sortie début décembre. Comme j'avais échangé des messages en octobre avec son rédacteur en chef Olivier Magnan, à propos des voitures à air comprimé de Guy Nègre, je pensais qu'il en parlerait.

 

GreenBusiness3

Ce N°3 proposait « Copenhague, les enjeux, notre analyse » (bandeau rouge en diagonale), mais aussi un dossier phare sur les voitures. J'ai bloqué aux mots dans l'éditorial « Le moteur thermique est déjà mort, vive....autre chose. Cet autre chose sera sans doute du tout électrique... ».

 

Bon, j'émerge un peu de ma grande déception de l'échec de Copenhague et je pense au futur GreenBusiness N°4. Alors je reprends mon N°3 pour le lire en détail (je l'avais parcouru vite fait en cinq minutes).

 

L'ours indique l'utilisation de papier moderne, Cocoon silk et Satimat Green. Choix sérieux et crédible. Mais il manque encore le nombre d'exemplaires produits et la gestion des invendus.

 

Première déception. Je me suis fait piéger comme lors de ma première lecture en cherchant dans le sommaire et le magazine, l'analyse sur Copenhague. L'ensemble du magazine représente leur analyse alors que le petit bandeau rouge sur la couverture, par habitude de lecture d'autres magazines, m'avait fait croire à un dossier spécial.

Deuxième déception. Dossier sur Carlos Ghosn et le tout électrique de Renault. GreenBusiness croit le projet crédible (c'est écrit en clair dans l'article) et moi pas du tout. Tout simplement parce que la production de batteries coûte trop cher à la planète.

Mais excellent encart noir sur « Le retour du GPL... bien moins cher que le pétrole puisqu'il suffit de le récupérer directement dans les stations de forage plutôt que de le laisser brûler en haut des torchères. ». Avec des infos sur le « Plan calcul auto de Borloo/Sarko », bonne analyse de Green Business sur le risque des pics de consommation EDF. Je peux l'écrire aujourd'hui avec cette vague de froid de janvier insoupçonnée, se chauffer ou conduire, il faudra choisir !

Génial page 11 la petite explication/interrogation financière de 500€ la tonne de CO2. « Qu'en dit la calculette du ministère du budget ? ». Bravo d'avoir perçu les risques écologiques majeurs des voitures électriques et de conclure en citant Yves Cochet « La voiture va devenir un produit de luxe que seuls quelques fortunés pourront s'offrir. ».

Page 14 « Philippines: les leçons du malheur » « La rivière Marikina a cru de 21 mètres en une nuit ! ». C'était le 26 septembre 2009, je ne me souviens pas en avoir entendu parler. Je donnerais un autre titre à cette tragédie: Les leçons de la Terre.

 

GRRRR page 17, Carton Rouge pour la reproduction d'une image publicitaire déshonorante, humiliante et décadente d'une jeune femme en train de lécher un ordinateur portable. Ce n'est plus du green business mais du pink business (aux sens propre et figuré).

 

Tiens page 18, avec l'esprit de lire l'intégralité du magazine, je découvre le dossier sur Copenhague. En première lecture rapide, mon cerveau agressé par la pub juste avant ne pouvait rien décoder de bon juste derrière ! À méditer Monsieur Olivier Magnan.

Dossier sur Copenhague, c'est vite dit !: 2 pages d'analyses macro écologiques, excellentes, sauf la dernière phrase « Mais le pli est pris. Pourvu qu'il tienne. ». Le pli de l'indifférence financière ? OUI, il a tenu et jamais il ne faiblira !

 

briefing événement 2 : Pollutec, salon national. J'étais en 2004 à celui de Lyon, avec la délégation Midi-Pyrénées.

YESSS, dans l'article, la phrase oxymore anti DD « Canada invité d'honneur...géant du DD, son green business rapporte quelques 25 milliards de dollars par an. », (yesss ironique bien évidemment).

Pour moi, le vrai DD doit réinvestir inlassablement tous ses profits dans la démarche et ne rien rapporter sinon la survie de l'humanité, mais sûrement pas des gains économiques dans ce système économique fini !! Ahurissant : « L'ensemble des ''collectifs étrangers '' accaparent cette année 25% de la surface Pollutec: pour Sylvie Fourn, la croissance vient de loin » => pour montrer comment moins polluer, il faut polluer plus...sidérant ! Quand même, bonne interview de Sylvie Fourn, commissaire générale de Pollutec Horizons qui demande « Ne faisons pas d'angélisme ». Olivier Magnan, rédacteur en chef, lui pose les bonnes questions. Je ne vais pas recopier l'interview mais conclure à ma façon: la réduction de la pollution et des déchets ne se fera pas sans argent. De même, je ne vais pas commenter toutes les pages briefing, je vous incite à acheter le magazine ou le lire par exemple à la médiathèque.

 

briefing « Ailleurs si j'y suis » : encart Chine championne de l'écologie! Humm, heureusement que la totalité est recopiée d'un article du Sydney Morning Herald d'octobre 2009.

 

Pages grand green « L'éolien souffle le chaud et le froid » , bon dossier qui fait le point mondial mais m'apprend aussi « Les 3X20 français ». Bonne reprise dans la marge page 42 de l'explication NIMBY. Mais « qui veut la peau de l'éolien ? » Ben...toujours les mêmes... les riches.

 

OOHAA, un dossier grand green sur le nucléaire, avec en première page une photo de Tchernobyl (je viens de rappeler la communication autour de cette catastrophe dans un commentaire sur viadéo au message de Brigitte Martoia intitulé ''De Flopenhague à Mexico ?''). Pas d'infos scoop dans l'article (nucléaire = secret défense) mais une liste des projets de création de centrales dans le monde, à faire peur. D'accord, à l'exploitation le nucléaire est propre. Mais pour la gestion de ses déchets, green business met un encart en gras pour montrer qu'il n'est pas dupe: « Aujourd'hui, le plus grand pays nucléaire (104 réacteurs en service) n'a plus de solution pour ses déchets nucléaires les plus toxiques. Cette dangerosité colossale et le coût de ses déchets n'entrent pas dans le calcul du rendement de cette énergie contestée. ». Merci Valery Laramée de Tannenberg pour cette communication.

 

Les bons dossiers se suivent et me font apprécier mon « déblocage »:

Grand Green « Malheur aux menteurs ». Bon, ils auraient pu citer les prix pinnocchio. Ils font le même constat que moi: « Un phénomène symptomatique: pas un magazine, pas une revue, qui ne parle de produit bio ou de recyclage, d'écologique ou d'équitable, dans le grand public comme dans le secteur professionnel. ». Bravo ensuite de citer la RSE (au passage pour orienter mes lecteurs, Ecostratégie vous aidera dans ce type de projet). Géniale solution pour contrer les délocalisations: « Demander aux fournisseurs de procurer la performance sociale et environnementale de chaque article, sous peine de les dé-référencer. ». Tiens, un oxymore comme le percevrait le philosophe Bertrand Méheust: « Marketing durable », le marketing et son corollaire la publicité sont pollueurs et contraires du développement durable. « Plus que jamais les marques vont devoir justifier leurs messages publicitaires ''verts'' et prêteraient le flan à un buzz négatif si elles se risquaient à mentir. », c'est clair, green business ne connait pas les prix pinnocchio (ou ne veut pas du tout les référencer, lien vers les lauréats 2009). Mais page suivante, le magazine m'apprend la disparition du BVP et la création de l'ARPP, + 2 instances d'examen (JDP et CPP).

 

Grand green dossier déchets. On en a pour son argent dans ce magazine. Et sa qualité m'impose de longs messages, mais là je vous incite vraiment à lire leur analyse (j'aurais voulu trouver sur internet un pareto sur les déchets, je ne propose que de consulter les données de l'Institut Français de l'Environnement, cité dans l'article, qui donne pour 2006 26,8 millions de tonnes pour les particuliers et ! 445,8 millions toutes activités confondues). « Référentiel national des coûts de gestion des déchets gérés par les collectivités ». J'apprécie d'augmenter mes connaissances, mais je constate qu'ils ne peuvent pas tout dire ou tout indiquer. Je pense qu'ils connaissent le site d'échange boursedesdechets.fr.

 

Comme dans mon commentaire sur le N° 2, je vous demande: vous en voulez encore ?

La rubrique guide des idées, toujours fournie et innovante. Je choisi la promotion de l'idée N°5 Aider Vertement.

Comme toujours, le guide investir; et comme toujours je déteste, … que de bonnes résolutions enrichissent les pourris de boursicoteurs/spéculateurs.

Très bien de conclure en donnant la parole à Arnaud Gossement et à Corinne Lepage.

HOP, il est temps d'acheter le N° 4.

Bruno

Par druille - Publié dans : Lectures - Communauté : Décroissance
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 09:09

Je relaie cette initiative exemplaire:

« Le président de la Bolivie, Evo Morales, propose de réaliser une consultation auprès des peuples du monde afin d’obtenir un accord qui puisse sauver la Terre-Mère des abus du Capitalisme » (référendum)

 

En plus vous pouvez commenter globalement votre participation. J'ai écris: « Je suis aussi d'accord pour un gouvernement mondial dirigé par les dix derniers prix nobel de la paix. Je souhaites la démonstration mondiale du principe de Pareto, en regard des riches de la planète (tous pays confondus) [Lire Hervé Kempf: Comment les riches détruisent la planète].

Bravo pour ce référendum que je vais promouvoir sur mes blogs. »

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Développement Durable - Communauté : Décroissance
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 14:36

Un exemple parmi tant d'autres:

Cette fin de semaine ouvre au Parc des Expositions de Toulouse le « Salon de la maison de demain » jumelé au « Salon des énergies renouvelables ». Que de bonnes idées et des efforts en perspective pour diminuer notre empreinte carbone.

 

Hé bien le salon qui suit celui-là incitera ses visiteurs à décupler leurs empreintes carbones !! Car il s'agit du salon du tourisme. Allez y ! déplacez-vous (polluez), amusez-vous (polluez), distrayez-vous (polluez), dépensez votre argent (polluez), consommez ! (polluez).

Vous connaissez beaucoup de touristes qui éteignent le chauffage de leur habitation quand ils partent en voyage ?

Vous connaissez beaucoup de touristes qui partent en vélo de chez eux ?

Et je ne parle même pas du tourisme à l'autre bout de la planète ! Celui-là, je l'estime moribond.

Que valent en France les opérations de formation à la conduite économique face aux gaspillages des bouchons des départs en vacances ?

Quel touriste a entendu parler du code mondial d'éthique du tourisme adopté par l'Onu le 21/12/2001 ?

Je viens de le découvrir, car c'est justement de Noël 2001 que datent mes dernières « vacances ».

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Développement Durable - Communauté : Décroissance
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 12:12

Les chefs « EDF » et « AREVA » s'affrontent.

Vont-ils nous précipiter dans l'abîme ?

(20minutesEcolopresse)

Article20minutesEDF-AREVA

NON, pas eux, mais l'état, puisqu'il reste maître du jeu.

Quel jeu ? Celui que déjà en 1986 Marguerite Duras dénonçait: LE JEU DU CAPITALISME.

Entretien avec Marguerite DURAS, Le Matin, 4 juin 1986, dont un extrait est le point de départ d'un film de Jean Druon: Alerte à Babylone. (site à jour: voiretagir)

 

Tant de webmestres et blogueurs l'ont repris que je me l'autorise aussi.

Maintenant on pourrait presque enseigner aux enfants dans les écoles comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l’histoire du futur. On leur dirait qu’on a découvert des feux, des brasiers, des fusions, que l’homme avait allumé et qu’il était incapable d’arrêter. Que c’était comme ça, qu’il y avait des sortes d’incendie qu’on ne pouvait plus arrêter du tout. Le capitalisme a fait son choix : plutôt ça que de perdre son règne.

 

Les journalistes osent écrire que l'état joue avec le nucléaire. D'autres écrivent que les riches jouent avec le feu en criant aux peuples de la Terre « Que de la gueule » quand ceux-ci les accusent de gaspiller toutes les ressources.

Moi je joue à diffuser ce type d'informations. Je ne suis ni scientifique ni capteur de scoops, juste un multiplicateur de perceptions.

Ce message est la conjonction de la newsletter de Notre-planete.info/Comment les riches sauvent leur planète et de l'article du journal gratuit 20Minutes de mardi 19/01/2010.

 

Je crois DUR comme fer à la prophétie de Marguerite Duras. Reste à imaginer quand la Terre va mourir.

! On y vient, on y vient ! Y a pas d'urgence !

Été sans abeilles, automne sans vivres, hiver sans espoir, printemps sans retenues (rébellions des pauvres), été 2011 sans pays en guerre, automne sans eau potable, hiver sans capitaux, printemps sans combattants pauvres, été 2012 avec les chefs aux avants postes, automne combat des chefs, hiver 2012 « échec et mat, roi couché ».

 

Merci Monsanto et tous les copains capitalistes.

Bruno

Par druille - Publié dans : Développement Durable - Communauté : Décroissance
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 15:06

Ultimate game, deux mots anti développement durable qui ne choquent pas le journal gratuit métro qui met ses deux pleines pages centrales de ce mercredi en publicité pour la sortie de ce film en DVD, Blu-Ray et VOD sur Tf1vision.

Les commentaires « Une nouvelle expérience, EXTRÊME, BRUTALE, ULTIME » « Le meilleur film d'action en 2010 » me font rigoler. C'est du pipi de chat par rapport à ce que la Terre peut réaliser, surtout après les provocations de gaspillages et de pollutions contenus dans ce film.

L'entracte pour 2010 n'est autre que la catastrophe d'Haïti. Vous n'avez encore rien vu.

La décroissance salvatrice impose le boycott de cette mascarade d'une nuisibilité sans nom.

 

J'ai également boycotté AVATAR que j'imagine assez semblable, mais en plus qui exploitait la fibre écologique. Un oxymore puissance 1000 donc, ce qu'en qualité on appelle un contrôle destructif et que l'on cherche par tous les moyens à supprimer. On parle toujours de Contrôles Non Destructifs (CND) car il faut appuyer le bon et rejeter le « nul ».

 

Au cinéma que je rejette en bloc, je ne vais voir que des films d'images de synthèse ou des documentaires ou encore très occasionnellement des films « culturels » tel celui sur Édith Piaf.

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Décroissance
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 17:21

Enfin un premier effet « Copenhague ». L'échec des négociations laisse entrevoir de tels futurs coûts pharaoniques dûs au dérèglement climatique que les habitants ne s'y trompent pas, au contraire des présidents et élus nantis. Ils dépensent moins dans les transports, et en France, la SNCF doit réorganiser l'exploitation des lignes déficitaires, certaines pourraient devenir totalement inutiles en cinq ans.

Je pense que les rumeurs sont fondées, et j'attends les mêmes dans quelques mois pour les lignes aériennes, pour les croisières d'agrément, pour le tourisme en général.

 

À Haïti, la Terre a enfin frappé fort !

Euh, non, fort pour les humains mais à son échelle, elle s'est juste raclé la gorge. Comme disais Jean-Louis Etienne, « Elle couve quelque chose ». Je pressens une grosse fièvre cet été, une grosse toux, de nombreux soubresauts, le sang au visage, et de gros « mollards » dans le ciel crachés par toutes les bouches, mais aussi une diarrhée fumante par d'autres orifices.

Bruno

 

Par druille - Publié dans : Développement Durable - Communauté : Décroissance
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 20:45

Des leçons, il y en a trop, avec trop de professeurs, et je n'en suis pas.

Alors, au lieu de lire toute la presse (et les newsletters...) sur l'analyse de cet événement local d'impact global, je me plonge dans la lecture du livre de Bertrand Méheust « La politique de l'oxymore ».

VISION GLOBALE !

oxymore.jpg

Sa comparaison, de l'ébullition climatique actuelle avec le déni du magnétisme animal au milieu du XX° siècle puis l'acceptation à la fin du XX° siècle des forces paranormales, laisse songeur.

Elle lui permet d'affirmer « que le marché n'est pas ''globalement éco-compatible'' », puis en citant Paul Ariès (Le Sarkophage) que « Le processus fatal va continuer de s'étendre à toute l'humanité ».

Son application « d'heuristique de la peur » l'amène au concept de saturation.

 

Mais pourquoi le monde serait saturé d'écouter ses philosophes ?

Pourquoi n'y a t-il pas eu une de leur délégation à Copenhague ?

 

Bertrand Méheust développe le concept de saturation en s'appuyant sur les modèles mathématiques qui démontrent que « sur la fin, quand on approche de la limite, les courbes s'envolent et on assiste à un emballement de tous les processus. », « la saturation se traduira pour l'humanité par une véritable descente aux enfers ». Ses références les plus fortes viennent d'anciens philosophes comme François Meyer qui fut ostracisé (« La surchauffe de la croissance »), alors qu'aujourd'hui tout lui donne raison.

 

Il a écrit son livre en 2008 et 2009 (parution 05/2009), mais j'y trouve en substance le pronostic d'échec du sommet de Copenhague: « ...nous nous pensons encore protégés par un matelas de sécurité de quelques décennies. Dans une société ajustée à l'instantané du marché et à l'horizon limité de l'égo, ce délai suffit déjà à dévitaliser les enjeux. ».

OUH LA LA !! Il va très loin avec les détails de la « PRESSION DU CONFORT ». « Si les démocraties occidentales, mues par un soudain souci de justice, acceptaient de contracter d'une manière significative leur pression de confort, … la pression sur l'environnement ne diminuerait pas d'autant... ». Il précise avoir hésité lors de cette écriture. Moi, je l'approuve totalement. En été, quand je passe à pied dans Toulouse dans la ruelle de la descente de la halle aux poissons, je longe l'hôtel Garonne (****) qui crache aux passants de l'air à au moins 50° par les bouches de ses climatiseurs. Le confort intérieur, 20° voire 18°, s'obtient au détriment de ceux qui pensent à la sauvegarde de la planète ou tout simplement n'en ont pas les moyens. Toulouse en été est une vrai fournaise pour les passants. Si les habitants de l'immeuble en face de l'hôtel Garonne n'avaient pas de climatisation, ils subiraient le double de chaleur normalement dévolue à leur habitat. Pour vivre décemment ils installent une climatisation (certainement moins performante car je n'ai pas ressenti de rejet d'air chaud le long de la façade). La recherche de conforts et de loisirs hors normes des très riches impose au reste du monde de vivre en augmentant son empreinte écologique ou de subir des conditions mortelles à court terme.

Bertrand Méheust globalise ensuite en analysant les dérives de la démocratie. Ses paraboles valent toutes les explications scientifiques et les discours politiques. « Les stations d'épuration d'eau laissent passer les substances les plus toxiques qui s'accumulent dans les sédiments...si on augmente la puissance et le nombre des stations, on arrivera à une situation où le réseau tout entier des cours d'eau sera mis sous dialyse, comme l'est déjà, en vertu de la même logique, le réseau internet, où des épurateurs tentent vainement de filtrer la montée des immondices culturelles.». On peut sourire en pensant à ces immondes spams proposant viagra et gains au casino. On ne peut que pleurer de son constat de 2007 sur la mortalité des abeilles qu'il complète avec des données scientifiques récentes (j'en avais aussi en 2007, oserai-je prédire aujourd'hui pour octobre 2010 la crise alimentaire mondiale suite à 50% d'abeilles en moins cet été ?).

Pour étayer son titre, il nous propose de très justes oxymores: les « atouts handicapants », « la fragilité de la puissance » d'Alain Gras, « aller plus loin en arrière ».

Tiens, un exemple de la difficulté d'écrire en pensant à la capacité de concentration du futur lecteur: il cite « les ordinateurs des vaisseaux spatiaux... », j'ai tout de suite pensé à Maître Yoda qui sort de l'eau le vaisseau de Luke Skywalker dans la guerre des étoiles.

Combien sommes-nous à rêver du pouvoir de cette force mentale pour lutter contre tous les maux de notre société autodestructrice ?

J'admire plus loin sa parabole sur les alcooliques: « La cirrhose néolibérale est incurable ». Bravo aussi pour l'audace de sa critique de sarkozy « qui souhaite que les français deviennent propriétaires de leurs maisons: endettés jusqu'au cou pour 1 demi siècle, ils seront définitivement prisonniers du système ».

Monstrueux retour sur la réalité avec la critique de la finance mondiale et le parallèle imaginable sur la biosphère qui pourrira par contamination insidieuse généralisée.

Tout me va dans les exemples de Bertrand Méheust. Il aborde les délits des riches qui profitent de toutes les beautés de la nature et que « demain les pauvres vivront dans des endroits quelconques, neutres ou dégradés..... ». Tiens, je m'attendais à ce qu'il mette bidonville, il n'a pas osé.

Il n'oublie rien de ce que je déteste et dénonce, comme la publicité « le déchet moderne envahit tout l'espace physique et sous sa forme publicitaire tout l'espace mental », en citant Michel Serre et son livre « Le Mal propre ».

 

2° partie plus portée sur le titre du livre.

Liste d'oxymores et utilisation: « force d'équilibration » ou « formatage » que je traduis par manipulation, et sa démonstration fine m'a fait penser à l'allemagne hitleriènne avant qu'il la dévoile distinctement. « une cohérence antagoniste est le signe en même temps que la condition d'une société saine. Mais quand elle s'éffondre et qu'un pôle imaginaire s'impose, on voit s'installer un monde unidimensionnel propice au développement de formes pathologiques individuelles et collectives », citation que Bertrand Méheust utilise, titrée du livre de Gilbert Durand « L'âme tigrée, les pluriels de psyché ». J'approuve totalement une de ses conclusions après une longue démonstration: « notre temps est bien en train d'enfanter un nouveau monstre ». Celui ci serait le marché planétaire et déclencherait par son emballement un cataclysme mondial dont « le nazisme fut la version anticipée ».

Bertrand Méheust est vraiment très fort dans son analyse du sarkozisme qu'il voit abuser le bon peuple par l'utilisation d'oxymores pour masquer les véritables ambitions du néolibéralisme. Je retrouve mon dégout de cette société quand il liste les grandes tensions internes de l'économie libérale, comme prôner la transparence et la vérité mais légitimer les mensonges publicitaires. Et j'en rajoute une puisqu'il écrit « je laisse le lecteur allonger cette liste, que l'on pourrait prolonger pendant des pages... ». La société rêve d'immortalité mais commercialise des substances de plus en plus mortelles (cigarettes, drogues, OGM) et fabrique des armes toujours plus capables de déclencher des cataclysmes.

Ça alors, son rappel de l'étymologie d'oxymore est situé aussi bien qu'un dénouement d'un film d'hitchcock et m'apprend qu'il signifie « folie aigüe ». Il démontre alors que cette utilisation d'oxymores à doses massives conduira à la saturation de la vie humaine, à l'apocalypse.

 

J'ai repris de nombreuses phrases et idées, mais un livre de philosophe ne se résume pas. Il est dense et complet par nature, je vous incite donc à le lire vous-mêmes, ne serait-ce que pour toutes les citations qui déclencheront tant d'autres lectures, comme la dernière à propos de « Aimé Michel, un des pères fondateur de Planète ».

Merci Monsieur Bertrand Méheust, mais que pourrez-vous écrire après ce livre ?

Merci aussi à la Librairie-Tartinerie basée à Sarrant qui tenait un stand et m'a permis de trouver ce livre, lors du 9ème Forum Régional de l’Economie Sociale et Solidaire en Midi-Pyrénées, salle Jean Mermoz les 4 et 5 décembre 2009 (fichier programme).

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Développement Durable - Communauté : Décroissance
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 10:32

Merci Viadéo.

Je suis dans ce réseau web2.0 depuis 2003 (ancien viaduc), mais peu actif, car pas tout-à-fait professionnel.

 

Avant de diffuser une information (un peu scoop) sur mon autre blog spécifique agenda21Toulouse, j'ai effectué une recherche sur google qui m'a retourné un de mes anciens messages sur un hub de viadéo.

J'ai alors constaté qu'un professionnel de valeur avait déposé un commentaire intéressant.

Je consulte son profil et je trouve une start-up bien dans l'esprit qui m'anime. Elle restreint son action localement autour de Toulouse, CREDIBILITE maximale.

Je vous invite à consulter son site et ses prestations, quant à moi j'irai les rencontrer sans tarder lors de leurs journées portes ouvertes des vendredi 29 et samedi 30 janvier.

Le réseau à du bon, et Garonne écosystèmes sait s'en servir.

Bruno

Par druille - Publié dans : Environnement - Communauté : Bien à Toulouse
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 14:41

Je viens tout juste d'emprunter les transports en commun de Toulouse, Tisséo, et plus particulièrement le bus 38 pour me rendre au Conseil Régional, pour assister au lancement officiel par le Président du CR Martin Malvy de l'Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique et de son Conseil Scientifique.

 

J'ai pesté contre le non respect des horaires affichés (nouveaux horaires depuis le 4 janvier) à l'aller comme au retour. J'ai voulu contacter Tisséo au numéro affiché aux panneaux des arrêts de bus, pas de réponse !!

Je me suis inquiété de ces retards auprès des chauffeurs => à l'aller, retard confirmé par le chauffeur (5 minutes, sur une durée entre 2 passages de 11 minutes) sans aucune explication ni excuse. J'en déduis que l'aléa de la circulation est une composante plus forte que les gestionnaires de Tisséo. Au retour, retard de 4 minutes devant le CR, le chauffeur a rigolé en me disant que l'horaire affiché était théorique et que pour le respecter, il lui faudrait réaliser son trajet sans s'arrêter !!

 

Comment voulez-vous que les toulousains évoluent vers un comportement responsable quand de telles gestions sont contraires au choix massif d'utilisation des transports en commun. Ironiquement, la gestion du titre et du poste de Président de Tisséo motive beaucoup plus les élus que la qualité de service attendu par les usagers. Et après, ils s'étonnent du peu de fréquentation des bus, et sont même obligés de supprimer des lignes (celle prévue devant le cancéropôle).

Quand le dérèglement climatique mettra son HOLA, ces gestionnaires incompétents seront jetés aux orties.

Et moi, je me retrouve incité à polluer davantage en me déplaçant avec ma voiture.

 

Bruno

Par druille - Publié dans : Développement Durable - Communauté : Bien à Toulouse
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